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Le norvégien, langue germanique, a pour racine historique le vieux norrois, qui était pratiqué depuis le Moyen-Âge dans les pays scandinaves (Suède, Danemark, Islande et Norvège).
Le norvégien actuel se compose en réalité de deux langues officielles coexistantes :
- le bokmål (prononcé « boukmol », littéralement « langue des livres »), héritier du riksmål (prononcé « riksmol » et signifiant « langue du royaume »,), c'est-à-dire du dano-norvégien élaboré pendant la longue période de domination danoise ;
- le nynorsk (ou « nouveau norvégien »), héritier du landsmål ou « langue des campagnes » (on peut aussi traduire landsmål par « langue nationale »).
Cette scission en deux langues s'est produite au moment de l'indépendance de la Norvège, sous l'influence des travaux du linguiste Ivar Aasen qui avait réalisé un relevé particulièrement complet des différents dialectes norvégiens du XIXe siècle. Lorsque la Norvège acquit son indépendance vis-à-vis de la Suède à la fin du XIXe siècle et après une période de romantisme patriotique effréné, certains voulurent imposer un retour aux sources, c'est-à-dire au norvégien « originel » des campagnes, mais les diverses institutions ne purent suivre ce mouvement, puisque toutes leurs archives étaient rédigées en danois. Cette tension explique la coexistence, aujourd'hui, de deux langues norvégiennes.
Actuellement, le bokmål est plus répandu dans le sud et dans l'est de la Norvège (régions urbaines), alors que le nynorsk se rencontre dans les montagnes de l'ouest et dans le nord (régions campagnardes).
En ce qui concerne la pratique religieuse, 88% des habitants sont rattachés à l’Eglise luthérienne.