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La Norvège, une monarchie constitutionnelle à tendance parlementaire

La famille royale, originaire du Schleswig-Holstein, descend de la famille princière de Glücksbourg. Lors de la dénonciation de l'union avec la Suède, le 7 juin 1905, le Roi a été choisi au sein de la famille régnante au Danemark. Harald V est le troisième roi de cette dynastie. Il exerce des fonctions essentiellement symboliques et représentatives mais il continue à constituer un symbole fort d’unité nationale. Bien que la Constitution de 1814 lui accorde d’importantes prérogatives dans le domaine de l’exécutif, ces dernières sont presque toujours exercées en son nom par le gouvernement.
Le gouvernement est composé du Premier Ministre et de l’équipe ministérielle, tous nommés par le Roi. Néanmoins, depuis 1884, l’évolution parlementaire du régime fait que le gouvernement doit obtenir un vote de confiance du Parlement : la désignation du gouvernement par le Roi n’est donc qu’une formalité. Le pays est actuellement dirigé par Monsieur Stoltenberg, Premier Ministre depuis septembre 2005. Le Parlement norvégien (le Storting) est monocaméral et comprend 169 membres (soit 4 membres de plus suite aux élections de 2005). Les députés sont élus tous les 4 ans dans chacun des dix-neuf comtés du pays, à la représentation proportionnelle. Le Parlement et le gouvernement sont en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique.
A la tête du système juridique se trouve la Cour Suprême, ou Høyesterett, composée de dix-huit juges et d’un président. On trouve ensuite les cours d’appel, les tribunaux ordinaires et les juges de paix. Les juges sont nommés par le Roi et le gouvernement, sur proposition du ministre de la justice. La « Haute Cour du Royaume » est une juridiction spéciale destinée, le cas échéant, à décider de la destitution du souverain.