FR | 114e édition des Brèves économiques des Pays nordiques.

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Norvège
Resserrement budgétaire prévu en 2027 en raison de la crise au Moyen-Orient.
Le ministre des Finances, Jens Stoltenberg, a annoncé, à la veille de la première conférence budgétaire pour 2027, que le prochain budget serait resserré. Il évoque la guerre au Moyen-Orient estimant que « l'incertitude accrue dans le monde renforce la nécessité de mener une politique économique responsable ici ». Il rejette l'idée selon laquelle la Norvège tirerait exclusivement profit de la hausse des prix du pétrole en période de conflit, en soulignant que, devenue davantage une nation qui investit qu'une nation pétrolière, elle dépend davantage du cours des actions que du prix du pétrole. M. Stoltenberg souligne que la situation économique du pays reste bonne, et préparée à faire face à des temps difficiles, et que le gouvernement continuera à mettre en place des mesures pour améliorer le pouvoir d'achat de la population.
Inquiétude des armateurs norvégiens à la suite du blocage du détroit d’Ormuz.
Les armateurs norvégiens sont particulièrement inquiets du blocage de leurs navires dans le Golfe persique qui « risque de leur coûter cher ». Le ministre de l’énergie, Terje Aasland, a exprimé sa vigilance vis-à-vis des stratégies d'approvisionnement de l'UE. Le gouvernement norvégien espère éviter un retour de certains États membres vers les importations russes pour stabiliser leur sécurité énergétique.
Hausse du prix du carburant à 2,32€ le litre.
Le prix de l’essence et du diesel en Norvège a atteint 2,32€ le 10 mars. La Norwegian Truck Owners Association (NLF) met en avant le fait que le prix a augmenté de 26% depuis le 2 mars. Le carburant représente selon elle 30% de ses coûts d’exploitation. La Norwegian Automobile Federation (NAF) réclame une baisse des taxes pour aider les conducteurs face aux prix « astronomiques » du carburant. Elle souligne que cette hausse de prix pénalise davantage les populations rurales, qui continuent à rouler à l’essence, que les populations urbaines. Le gouvernement n’envisage pas à ce stade de prendre des mesures compensatoires.